Moi, Elvio Vân. (écrit libre)

Aujourd’hui je vous poste un article un peu spécial. En effet ceci est mon tout premier article d’écrits libres. Et j’espère pouvoir ouvrir le pas pour beaucoup d’autres rédacteurs.

Dans cet article je vais tout simplement vous exposer l’un de mes écrits et, de manière régulière, vous poster la suite dans d’autres articles. En somme, il s’agit d’un petit bonus entres deux articles informatifs.

Trêve de bavardages ! Bonjour, bonsoir à tous !

Le texte suivant n’est ni plus ni moins que le texte que je vous ai présenté sur mon premier article, mais en entier. Alors sans plus tarder, lançons-nous dans cette lecture ! Et qu’elle soit le plus agréable possible !


Je suis assis. Face à moi, celui qui va mettre un point final à mon destin. Contrairement au reste de l’audience, qui est partagé entre l’anxiété et la haine, il arbore un air stoïque.

La salle est plongée dans un silence pesant. Parfois, une toux nerveuse se fait entendre. D’autres fois, des coups de crayons.

Aucun bruit extérieur ne vient parasiter cette ambiance. Ça en est limite inquiétant.

Soudain, le juge casse le silence en me posant cette sempiternelle question : « Pourquoi ? Pourquoi avoir fait preuve d’autant d’inhumanité et d’injustice envers vos victimes? »

Je n’ai pas d’avocat, je n’ai besoin de personne … et encore moins quand il s’agit de me défendre.

Je réponds. « Votre honneur, vous me parlez d’injustice et d’inhumanité … mais puis-je vous rappeler ce que votre même justice a fait de moi ? »

L’avocat de la partie civile s’exclame avec colère : « Objection ! »

L’objection n’est pas retenue. Je continue donc mon discours sans être perturbé par mon détracteur.

«Je vais faire court.

Je n’ai pas connu mes parents biologiques, vos chers héros de guerre étaient trop occupés à les recouvrir de napalm. Immolés en quelques instants, morts dans la souffrance pendant que vos soldats fêtaient l’accomplissement de ce génocide.

 Mon père adoptif, dont vous connaissez le dossier, était aussi sur les champs de désolation. Il m’a sauvé des mains de ses camarades qui faisaient « un peu » de zèle. Il les a gratifiés pour leurs actes, à l’aide de sa carabine M4 calibré 5,56. Mais à son retour en Amérique, de nombreuses années plus tard, il a été jugé pour haute trahison et condamné à mort. Car selon votre même justice, un homme qui ne peut supporter des actes aussi inhumains, perpétrés par vos serviteurs de la nation, et qui décide d’y mettre terme, est de toute évidence le monstre dans l’histoire. Votre justice vous pouvez vous la mettre au cul, vous êtes des pathétiques moutons de ce gouvernement pourri jusqu’à l’os.»

Le visage confiant du juge se décompose.

Et soudain, le ton monte.

« Je ne vous permets pas ! Savez-vous ce que vous risquez pour ce manque de respect ? »

Je souris de manière méprisante.

« Si vous saviez à quel point j’en ai rien à foutre ! Vous connaissez très bien l’issue de ce procès. Alors pourquoi me les brisez ? »

Il se lève, prononce ces mots « CA SUFFIT ! »  et martèle son bureau avec son maillet.

Il continue ensuite.

« L’audience va se retirer quelques instants pour délibérer et  décider de votre peine. »

Soudain la salle s’emplit d’un brouhaha insupportable. Et ces « quelques instants » se transforment en longues minutes interminables.

Une migraine inouïe m’envahit.

Puis le bruit cesse. Et l’autre enfoiré reprend la parole.

« L’audience a fini de délibérer. Monsieur McCoy, vous êtes condamné à… »

Je connais très bien le verdict. Je sais exactement ce qu’il va se passer. La même fin que mon père … l’ironie du sort fait bien les choses.

« La prison à perpétuité. »

Quoi … ?! Comment … je ne comprends pas. Pourquoi ne m’ont-ils pas condamné à mort ? 

Certains dans la salle huent cette décision. De mon côté je suis encore sous le choc. J’ai à mon actif 18 assassinats. Et pourtant … pas de peine de mort. C’est incompréhensible.

Mais … je ne vais pas m’en plaindre … je suppose.

Aujourd’hui mon destin aura pris une tournure inattendue.

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