Dimanche 17 Septembre

Premièrement, bonjour à vous ! J’ai passé un certain temps à essayer de trouver ce que je pouvais écrire comme premier article, pour ouvrir le bal. Et j’arrive avec cet article improvisé en guise d’entrée en la matière !

Alors je vais commencer par me présenter plus amplement.

Je m’appelle Kévin Dunckhorst, j’ai 21 ans. J’ai rejoint la formation de l’espace Cesame le 21 mars 2017 dans le but de sortir de ma situation passée et trouver ma voie. Je suis très attiré par les activités intellectuelles. Je m’intéresse tout particulièrement aux milieux littéraires, linguistiques et artistiques. J’ai rejoint le projet « Prix Esther » pour pouvoir contribuer à l’ascension de ce dernier !

Voilà pour ce qui est de ma présentation !

Pour conclure cet article je vais vous présenter un extrait (en développement) d’un texte écrit lors de l’atelier du prix et que j’ai modifié, histoire d’obtenir un texte plus proche du résultat que j’attendais. Bonne lecture !

 

Je suis assis. Face à moi, celui qui va mettre un point final à mon destin. Contrairement au reste de l’audience, qui est partagé entre l’anxiété et la haine, il arbore un air stoïque.

La salle est plongée dans un silence pesant. Parfois, une toux nerveuse se fait entendre. D’autres fois, des coups de crayons.

Aucun bruit extérieur ne vient parasiter cette ambiance. Ça en est limite inquiétant.

Soudain, le juge casse le silence en me pesant cette sempiternelle question : « Pourquoi ? Pourquoi avoir fait preuve d’autant d’inhumanité et d’injustice envers vos victimes? »

Je n’ai pas d’avocat, je n’ai besoin de personne … et encore moins quand il s’agit de me défendre.

Je réponds. « Votre honneur, vous me parlez d’injustice et d’inhumanité … mais puis-je vous rappeler ce que votre même justice a fait de moi ? »

L’avocat de la partie civile s’exclame avec colère : « Objection ! »

L’objection n’est pas retenue. Je continue donc mon discours sans être perturbé par mon détracteur.

«Je vais faire court.

Je n’ai pas connu mes parents biologiques, vos chers héros de guerre étaient trop occupés à les recouvrir de napalm. Immolés en quelques instants, morts dans la souffrance pendant que vos soldats fêtaient l’accomplissement de ce génocide.

 Mon père adoptif, dont vous connaissez le dossier, était aussi sur les champs de désolation. Il m’a sauvé des mains de ses camarades qui faisaient « un peu » de zèle. Il les a gratifiés pour leurs actes, à l’aide de sa carabine M4 calibré 5,56. Mais à son retour en Amérique, de nombreuses années plus tard, il a été jugé pour haute trahison et condamné à mort. Car selon votre même justice, un homme qui ne peut supporter des actes aussi inhumains, perpétrés par vos serviteurs de la nation, et qui décide d’y mettre terme, est de toute évidence le monstre dans l’histoire. Votre justice vous pouvez vous la mettre au cul, vous êtes des pathétiques moutons de ce gouvernement pourris jusqu’à l’os.»

2 commentaires sur « Dimanche 17 Septembre »

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